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Et si, ce dimanche, vous laissiez le poulet rôti au four pour tester un plat qui sent bon l’Italie, les herbes et la cuisine de grand-mère ? Un plat simple, paysan, mais tellement parfumé qu’il fait silence à table dès la première bouchée. Le poulet à la cacciatora, croustillant à l’extérieur, ultra tendre à cœur, a ce pouvoir-là : rassembler tout le monde autour d’une cocotte qui mijote.
En italien, « alla cacciatora » signifie « à la manière du chasseur ». Imaginez une cuisine rustique, un feu doux, quelques cuisses de poulet, des herbes cueillies au jardin, un peu de vin. Pas de gestes compliqués, pas de dressage sophistiqué. Juste des produits simples, traités avec soin.
Dans la version la plus traditionnelle, surtout autour de Rome, ce plat se prépare sans tomate. On mise alors sur un trio magique : ail, romarin, sauge, relevés par une pointe de vinaigre. Résultat : une viande qui reste juteuse, une peau bien dorée, et une sauce courte, brillante, qui accroche à la cuillère.
C’est un plat qui a l’odeur des repas du dimanche. Il demande un peu de temps de cuisson, mais très peu de travail. Pendant que ça mijote, vous pouvez dresser la table, discuter, ou simplement profiter du parfum qui se répand dans la maison.
Pour cette version familiale, il vous faut des produits faciles à trouver. Rien de rare, rien de coûteux, et pourtant, un résultat digne d’une trattoria italienne.
Pour le poulet :
Pour le hachis d’herbes parfumées :
Vous pouvez ajouter, si vous le souhaitez, quelques olives noires dénoyautées ou un petit oignon émincé. Ce n’est pas obligatoire, mais cela renforce encore l’esprit méditerranéen du plat.
La force de cette recette, c’est sa simplicité. Les gestes sont courts, les temps sont longs. C’est la cuisson qui fait le travail pour vous.
Pelez les 4 gousses d’ail. Hachez-les très finement au couteau. Rincez et séchez les feuilles de sauge et les brins de romarin, puis ciselez-les aussi finement que possible.
Dans un petit bol, mélangez l’ail, la sauge et le romarin avec les 10 cl de vinaigre de cidre. Remuez bien. Ce mélange va attendre son heure, il sera ajouté à la fin pour réveiller toutes les saveurs.
Dans un grand faitout ou une cocotte, versez les 2 c. à s. d’huile d’olive. Faites chauffer sur feu moyen-vif. Salez et poivrez les cuisses de poulet sur toutes les faces.
Déposez-les dans l’huile chaude, côté peau vers le bas. Laissez-les dorer environ 15 minutes de chaque côté. La peau doit devenir bien brune et croustillante. Ne les bougez pas trop souvent, laissez le temps à la croûte de se former.
Quand le poulet est bien coloré, versez les 15 cl de vin blanc sec dans la cocotte. Grattez légèrement le fond avec une cuillère en bois pour récupérer les sucs caramélisés.
Laissez mijoter quelques minutes, le temps que le vin réduise. Ajoutez ensuite les 50 cl de bouillon de légumes. Le liquide doit arriver à mi-hauteur des cuisses. Couvrez partiellement la cocotte, baissez le feu à moyen-doux et laissez cuire 35 à 40 minutes. Retournez les cuisses de temps en temps pour une cuisson homogène.
Vers la fin de la cuisson, le bouillon doit être presque entièrement absorbé. Le poulet recommence à rissoler doucement dans le fond de la cocotte. C’est le moment d’ajouter le hachis d’ail, de sauge et de romarin mélangé au vinaigre.
Baissez le feu, mélangez délicatement pour bien enrober la viande. Laissez chauffer quelques minutes pour que les arômes se diffusent sans brûler. Goûtez la sauce. Rectifiez en sel et poivre si besoin. Servez aussitôt, bien chaud.
Ce plat appelle la simplicité. Pas besoin de dix accompagnements. Choisissez-en un ou deux, bien faits, et laissez le poulet jouer la vedette.
Un simple morceau de pain de campagne suffit aussi pour saucer le fond de la cocotte. Et, honnêtement, c’est souvent ce moment-là que tout le monde attend.
Ce qui est beau avec ce plat, c’est qu’il supporte très bien les petites libertés. Vous pouvez l’ajuster selon ce que vous avez dans le placard ou le frigo.
Vous pouvez aussi jouer sur l’intensité du vinaigre. Si vous aimez les goûts bien francs, laissez 10 cl. Si vous préférez quelque chose de plus doux, passez à 7 ou 8 cl. L’équilibre entre le gras du poulet et l’acidité du vinaigre fait tout le charme de cette recette.
Ce poulet à la cacciatora a tout pour devenir votre nouveau classique du dimanche. Il est à la fois croustillant, fondant, parfumé, et il se prépare sans stress. Une seule cocotte, peu de vaisselle, un parfum qui donne faim bien avant de passer à table.
Et puis, il y a ce petit quelque chose de plus. Cette sensation de voyager en Italie sans quitter sa cuisine. Un plat paysan, simple, mais chargé d’histoire et de convivialité. La prochaine fois que vous penserez « poulet rôti », vous hésiterez peut-être. Et votre famille réclamera sûrement… « le poulet à l’italienne, celui avec les herbes et la cocotte ».