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comment conserver les pommes de terre sans qu’elles germent tient surtout à quatre règles simples : obscurité, fraîcheur (idéalement 6–10°C), ventilation et faible humidité. Rangez-les dans une caisse en bois, un sac en toile ou un panier en osier, protégez-les avec du vieux journal, évitez les sacs plastiques et ne les lavez pas avant stockage. Séparez-les des oignons et des fruits qui dégagent de l’éthylène (pommes, bananes, poires, ananas), glissez un morceau de charbon ou quelques feuilles de laurier pour limiter l’humidité, et pensez aux sachets anti-germination à base d’huiles essentielles (menthe, orange). Pour une conservation longue, privilégiez des variétés résistantes comme Amandine, Belle de Fontenay, Désirée, Manon ou Pompadour.
Conserver des pommes de terre, c’est d’abord respecter trois règles simples : obscurité, fraîcheur et ventilation. Imaginez la pomme de terre comme un voyageur qui doit dormir dans une chambre calme pour rester reposé. Exposée à la lumière, chauffée ou enfermée, elle se réveille vite et lance ses bourgeons. Une cave fraîche ou un placard peu chauffé fonctionne souvent mieux qu’une cuisine ensoleillée. Une anecdote : ma grand‑mère rangeait toujours ses tubercules dans un sac en toile, posé sur l’étagère de la cave. Elle retrouvait ses patates intactes plusieurs mois plus tard. C’est simple, mais efficace.
Le rôle de la température est crucial. Entre 6 et 10°C, la germination ralentit et la chair ne se sucre pas. En dessous, l’amidon se transforme en sucre ; au‑dessus, les pousses se développent rapidement. Le contenant compte aussi. Préférez une caisse en bois, un panier en osier ou un sac en jute. Ils laissent circuler l’air. Évitez les sacs plastiques fermés qui piègent l’humidité et favorisent la moisissure. En bref, facilitez la respiration des tubercules.
| Lieu | Température idéale | Durée approximative | Remarques |
|---|---|---|---|
| Cave / cellier sombre | 6–10°C | Plusieurs mois | Meilleur choix si ventilé et sec |
| Placard d’appartement | ~15–20°C | 2–3 semaines | Achetez en petites quantités |
| Réfrigérateur | ~4°C | À éviter pour les crues | Fait sucrer l’amidon, altère la cuisson |
Voici une liste pratique à suivre. Ce sont des gestes concrets et faciles à appliquer. Ils feront une vraie différence :
Pour terminer, un mot sur la sécurité et l’utilisation : si les germes sont petits et que la pomme de terre reste ferme, il suffit de les couper avant la cuisson. En revanche, si la chair est molle ou verdâtre, mieux vaut la jeter. Pensez à vérifier vos réserves régulièrement, comme on inspecte un garde‑manger. Avec un peu d’attention et ces gestes simples, vos pommes de terre resteront prêtes à cuisiner, saveurs intactes et sans surprises.
La pomme de terre n’est pas un légume inerte. C’est un organe de réserve vivant, programmé pour donner une nouvelle plante dès que les conditions sont favorables. Imaginez une batterie chargée qui attend le signal pour se déployer : l’énergie est là, les bourgeons aussi. Trois facteurs déclenchent le réveil : la lumière, la chaleur et l’humidité. Exposée à la lumière, la chair se verdit et produit des toxines comme la solanine. Trop chaud, et les bourgeons se mettent à pousser rapidement. Trop humide, et la tubercule pourrit ou germe plus vite. Une anecdote : j’ai vu un sac de pommes de terre oublié sous une lampe après un déménagement — en une semaine, elles avaient toutes de petits chapeaux verts. Comprendre ces éléments permet d’agir. On peut ainsi ralentir le phénomène en maîtrisant l’environnement de stockage. En pratique, il existe des astuces simples et accessibles pour limiter la pousse prématurée et garder les tubercules fermes plus longtemps.
La lumière est un déclencheur puissant. Lorsqu’une pomme de terre reçoit de la lumière, elle commence à produire de la chlorophylle et parfois de la solanine, une substance amère et potentiellement toxique en grande quantité. La peau verdit d’abord, puis de petits germes apparaissent. Pensez à un rebord de fenêtre ensoleillé : en quelques jours la surface peut changer. Pour l’éviter, l’idée est simple et peu coûteuse : garder les tubercules dans l’obscurité. Couvrez-les avec un torchon épais. Rangez-les dans un sac en toile ou une caisse en bois et non sous une ampoule. Exemple concret : un panier posé dans un placard sans lumière restera intact plus longtemps qu’un sac posé sous un néon. Quelques précautions faciles à retenir : ne pas exposer à la lumière directe, vérifier régulièrement l’absence de verdissement, retirer immédiatement les tubercules atteints. Ces gestes simples limitent la production de toxines et ralentissent la pousse.
La température joue un rôle majeur dans la germination. Trop chaud, et la tubercule s’active ; trop froid, et l’amidon se transforme en sucre, ce qui change la texture et le goût. L’idéal se situe entre 6 °C et 10 °C : dans cette fourchette la germination est ralentie et le goût reste fidèle. À l’inverse, en dessus de 12–15 °C, les bourgeons se réveillent plus vite et les pommes de terre ramollissent. En dessous de 4 °C, la chair devient sucrée et les fritures brunissent trop vite. Voici un petit tableau récapitulatif pour s’y retrouver :
| Température | Effet |
|---|---|
| < 4 °C | Amidon → sucres, goût sucré, mauvaise texture à la cuisson |
| 6–10 °C | Zone idéale : germination ralentie, conservation prolongée |
| > 12–15 °C | Germination accélérée, tubercules qui se ramollissent |
Un exemple concret : une caisse dans une cave à 8 °C peut tenir plusieurs mois. Dans une cuisine chauffée à 20 °C, les mêmes pommes de terre germeront en quelques semaines. Si vous n’avez pas d’endroit frais, achetez moins et consommez plus vite. Autre conseil pratique : placez un petit thermomètre dans le lieu de stockage pour éviter les devinettes.
L’humidité influence à la fois la germination et la détérioration. Un air trop humide favorise la moisissure et la pourriture. Un air trop sec dessèche la peau et rend les tubercules ratatinés. L’objectif est donc un équilibre : légèrement sec mais ventilé. Évitez les sacs plastiques hermétiques qui emprisonnent la condensation. Ne lavez pas les pommes de terre avant de les stocker : l’humidité résiduelle stimule la pousse. Une astuce de grand-mère qui fonctionne souvent : placer un petit morceau de charbon de bois dans la caisse pour absorber l’humidité. Les feuilles de laurier sont aussi citées pour leur odeur qui gênerait les germes. Pour résumer les bonnes pratiques :
Une anecdote : mon grand-père glissait toujours un peu de paille et une feuille de laurier dans sa caisse de pommes de terre ; il retrouvait ses tubercules fermes plusieurs mois après. Ces gestes simples, combinés à l’ombre et à la fraîcheur, permettent de limiter la germination sans effort compliqué.
Pour garder vos pommes de terre en bon état, il suffit souvent de respecter quelques règles simples mais essentielles : un endroit frais, sombre et aéré. Imaginez la pomme de terre comme un dormeur : si vous le laissez dans une chambre trop lumineuse ou trop chaude, il se réveillera et cherchera à bouger. À l’inverse, un coin calme et tempéré prolonge le repos. Une cave, un cellier peu chauffé ou un placard extérieur sont des choix classiques. Néanmoins, la qualité du contenant compte aussi : privilégiez les matériaux qui respirent. Il est tout aussi important de contrôler régulièrement l’état des tubercules et d’éliminer les pièces molles ou abîmées. Avec ces gestes simples, vos pommes de terre resteront savoureuses plus longtemps, prêtes à être transformées en purée, rôties ou en frites croustillantes.
La fourchette à viser est claire : entre 6°C et 10°C. Dans cette plage, la germination est ralentie sans que l’amidon ne se transforme trop rapidement en sucres. En dessous de 4°C, la chair peut s’altérer et devenir farineuse à la cuisson ; au-dessus de 12–15°C, les pousses apparaissent plus vite et les tubercules s’affaiblissent. Pensez à placer un thermomètre dans l’endroit de stockage : c’est un petit investissement qui évite bien des surprises. Une anecdote : un voisin gardait ses pommes de terre dans le bac à légumes du frigo et se plaignait d’un goût sucré sur ses frites — il a finalement décalé son stock dans une caisse dans son cellier frais et a retrouvé la texture attendue. En pratique, adaptez la quantité achetée à la chaleur de votre logement ; si votre appartement reste autour de 18–20°C, mieux vaut acheter en petites quantités.
| Température | Effet |
|---|---|
| < 4°C | Conversion d’amidon en sucres, altération du goût et texture farineuse |
| 6°C – 10°C | Zone idéale : conservation longue et germination ralentie |
| > 12°C | Germination accélérée, ramollissement et détérioration |
La lumière est un déclencheur puissant. Exposée, la peau des tubercules verdit et la plante fabrique de la solanine, une substance amère à éviter. J’ai souvent vu des sacs de pommes de terre laissés sur un rebord de fenêtre verdir en quelques jours : le spectacle est saisissant et peu appétissant. La solution est simple : stockez dans l’obscurité. Utilisez un placard fermé, une caisse en bois ou un sac en toile sombre. Un torchon épais posé dessus suffit si l’espace est faiblement éclairé. Évitez les néons ou lampes proches. Enfin, quand vous sortez une pomme de terre pour la cuisine, replacez rapidement le reste à l’abri de la lumière. Ce petit réflexe évite le verdissement et prolonge la fraîcheur.
La circulation de l’air fait partie des clés d’une bonne conservation. Les tubercules doivent respirer ; un environnement confiné et humide accélère la pourriture et la germination. Préférez une caisse en bois, un panier en osier, un sac en toile ou un sac kraft perforé plutôt qu’un sac plastique hermétique. Un morceau de charbon de bois, posé dans la caisse, absorbe l’excès d’humidité et aide à garder un microclimat sain. Séparer les pommes de terre des fruits producteurs d’éthylène (pommes, poires) et même des oignons est aussi conseillé : l’éthylène favorise la pousse des germes.
En respectant ces principes de ventilation, vous réduisez les risques de moisissure et limitez l’apparition des germes. Pensez aussi aux astuces traditionnelles : quelques feuilles de laurier ou un sachet anti-germination naturel peuvent compléter la protection, sans remplacer un stockage adapté.
Si vous avez la chance d’avoir une cave ou un cellier, vous détenez un vrai atout pour la conservation des tubercules. Ces lieux permettent de respecter trois règles simples mais cruciales : obscurité, fraîcheur et ventilation. Idéalement, maintenez une température autour de 6–10 °C et un air plutôt sec. Ne tenez pas les pommes de terre dans un sac plastique fermé : préférez une cagette en bois, un sac en jute ou une caisse perforée. Un petit morceau de charbon de bois au fond aide parfois à limiter l’humidité.
Pour visualiser, imaginez la cave comme une chambre froide douce où les pommes de terre peuvent sommeiller. Voici un tableau synthétique pour vous repérer :
| Lieu | Température conseillée | Durée approximative |
|---|---|---|
| Cave / cellier sombre | 6–10 °C | Plusieurs mois |
| Placard peu chauffé | ~15–20 °C | 2–3 semaines |
Une anecdote : ma voisine rangeait toujours ses pommes de terre dans une caisse en bois tapissée de paille. Chaque hiver, elle retrouvait des tubercules fermes et sans germe. Ne les lavez pas avant stockage : la terre sèche protège et l’humidité favorise la pourriture. Enfin, vérifiez régulièrement et retirez immédiatement toute pomme de terre molle ou verdie pour protéger le reste.
Vivre en appartement sans cave ne signifie pas condamner vos pommes de terre à germer. Il faut simplement adapter les méthodes. Cherchez l’endroit le plus frais et le plus sombre de votre logement : un placard bas, une étagère contre un mur extérieur non chauffé, ou encore une boîte ventilée rangée dans une niche peu exposée à la chaleur. L’important est d’éviter les sources de chaleur et la lumière directe.
Imaginez que vous offrez aux pommes de terre une mini-cave improvisée : une boîte respirante, à l’abri du soleil et des radiateurs. Achetez moins et plus souvent si votre logement est chaud ; consommez vite les tubercules achetés en été. Une astuce pratique : enveloppez une partie dans du papier journal pour isoler légèrement et détecter plus vite les tubercules qui commencent à fatiguer.
Le réfrigérateur est souvent cité comme solution instinctive. Toutefois, c’est une épée à double tranchant. À des températures inférieures à 4 °C, l’amidon des pommes de terre se transforme en sucres. Résultat : goût plus sucré, texture granuleuse après cuisson et frites qui brunissent trop vite. Pour cette raison, la recommandation générale reste d’éviter le réfrigérateur pour un stockage long.
Cela dit, certains experts observent que le bac à légumes d’un frigo moderne peut, selon les cas, offrir une température proche de celle idéale quand l’appartement est très chaud. C’est une solution de secours, pas une méthode à privilégier. Si vous devez utiliser le frigo :
En somme, le frigo peut dépanner si vous n’avez pas d’autre option ou si la pièce est très chaude, mais il change le profil gustatif des tubercules. Comme analogie, c’est un peu comme mettre une bonne bouteille de vin au congélateur : ça dépanne, mais ce n’est pas fait pour. Si vous souhaitez conserver des pommes de terre longtemps et avec une bonne tenue culinaire, privilégiez toujours un endroit frais, obscur et ventilé plutôt que le froid humide d’un réfrigérateur.
Le contenant change tout. Choisir le bon récipient pour vos tubercules revient à offrir un lit confortable à un dormeur : ni trop serré, ni trop humide, et surtout à l’abri de la lumière. Une cagette en bois respire bien. Un sac en toile ou un sac en kraft perforé laisse l’air circuler. À l’inverse, un sac plastique fermé transforme vos pommes de terre en serre humide. Elles transpirent, s’abîment et finissent par germer ou pourrir.
J’aime l’image du panier en osier que ma grand‑mère gardait dans sa cave : quelques pommes de terre, une poignée de paille et un petit morceau de charbon. Résultat ? Des tubercules fermes pendant des semaines. C’est simple. Et cela illustre deux principes clés : obscurité et ventilation.
| Type de contenant | Avantages | Inconvénients | Conseil pratique |
|---|---|---|---|
| Cagette en bois | Respirante, robuste | Peut laisser passer l’humidité si posée au sol | Élevez-la sur une étagère et tapissez d’un journal |
| Sac en toile / jute | Léger, aéré | Moins protecteur contre la lumière si fin | Fermez-le sans l’étouffer, protégez du soleil |
| Sac papier perforé | Bon compromis aération/obscurité | Se déchire si humide | Remplacez-le s’il devient humide |
| Sac plastique fermé | Pratique pour transporter | Retient l’humidité, favorise moisissure | À éviter pour le stockage long |
| Réfrigérateur (bac légumes) | Frais et stable | Peut sucrer l’amidon sous 4°C | Utiliser seulement si votre bac est à 6–10°C |
Pour que vos tubercules tiennent le plus longtemps possible, gardez en tête quelques gestes simples :
En pratique, si vous avez une cave ou un cellier frais, optez pour une caisse en bois ou un sac en jute. Si vous vivez en appartement sans coin frais, achetez en petites quantités et stockez dans un endroit sombre, comme un placard peu chauffé, dans un sac en papier. L’analogie est claire : mieux vaut peu et bien gardé qu’un trop‑plein oublié dans un sac plastique au soleil.
Enfin, vérifiez régulièrement. Retirez vite toute pomme de terre molle ou verdis. Cela coûte cinq minutes, et cela protège le reste de la réserve. Ainsi, avec un contenant adapté et un peu d’attention, vos tubercules resteront fermes et savoureux plus longtemps.
Le point de départ, c’est toujours un bon tri. Avant de ranger vos tubercules, prenez quelques minutes pour repérer celles qui sont fendillées, molles ou déjà germées. Écartez immédiatement les pommes de terre abîmées : une seule pourrie peut contaminer toute la caisse. Ne les lavez pas avant stockage : l’humidité favorise la pourriture et réveille les germes. Laissez la terre, elle agit comme une barrière naturelle.
Choisissez un contenant qui respire. Une cagette en bois, un casier en osier ou un sac en toile sont préférables à un sac plastique hermétique. Le papier journal ou la paille au fond de la caisse évitent les chocs et régulent légèrement l’humidité. Mon grand‑père glissait toujours un torchon entre les rangées ; simple et efficace.
Pour vous guider, voici un petit tableau utile :
| Endroit | Température recommandée | Durée approximative |
|---|---|---|
| Cave sombre | 6–10°C | Plusieurs mois |
| Placard frais | ~15–20°C | 2–3 semaines |
En résumé : obscurité, fraîcheur et ventilation. Ces trois alliés prolongent la vie des tubercules et limitent la pousse des germes.
On sous‑estime souvent l’effet des voisins. Les fruits mûrs dégagent de l’éthylène, un gaz qui influence la maturation et peut accélérer la pousse des bourgeons. De même, certains légumes comme l’oignon créent un environnement peu propice au stockage commun. Pour cette raison, séparez systématiquement vos pommes de terre des oignons, des pommes, des bananes et autres fruits à proximité.
Une astuce simple : rangez les oignons dans un sac filet suspendu et mettez les fruits dans un panier différent, loin de la caisse à pommes de terre. Si vous manquez d’espace, placez un simple drap ou une planche entre les stockages pour limiter la circulation des gaz. J’ai vu des sacs entiers germer après quelques jours, posés à côté d’un panier de pommes trop mûres ; c’est parlant.
Points pratiques :
La surveillance régulière fait toute la différence. Inspectez votre stock au moins une fois par semaine si vous stockez beaucoup, ou toutes les deux semaines pour de petites quantités. Cherchez des signes clairs : taches vertes, germes visibles, zones molles ou mauvaise odeur. Retirez tout tubercule suspect immédiatement pour éviter la propagation.
Adoptez la méthode « premier entré, premier sorti » : consommez les plus anciennes pommes de terre en premier. Roulez légèrement les tubercules entre vos mains lors de la vérification ; ce geste simple repère les éléments qui se sont assouplis. Si vous trouvez de petits germes et que la pomme de terre est ferme, coupez simplement le germe avant cuisson. En revanche, une pomme de terre verte ou molle doit être jetée.
Quelques gestes pratiques :
Plusieurs remèdes, traditionnels ou modernes, promettent de ralentir la germination. Le charbon de bois, par exemple, est apprécié pour son pouvoir d’absorption de l’humidité ; quelques morceaux glissés dans la cagette limitent la condensation. Les feuilles de laurier sont une astuce de grand‑mère : elles dégagent une odeur repoussante pour certains ravageurs et peuvent, selon l’expérience, retarder un peu l’apparition des pousses.
La pomme dans la caisse est controversée : certains prétendent qu’elle libère des composés qui ralentissent les germes sur le court terme, d’autres mettent en garde contre l’éthylène qui peut au contraire accélérer la maturation. Si vous testez cette méthode, faites‑le sur une courte période et surveillez l’effet. Il existe aussi des sachets anti‑germination vendus dans le commerce, souvent basés sur des huiles essentielles (menthe, orange) ; ils sont naturels et peuvent aider, sans garantir une conservation extrême.
Avantages et limites :
Enfin, rappelez‑vous qu’aucun remède n’est magique : il faut d’abord maîtriser les conditions de base — obscurité, température et ventilation — puis compléter par ces astuces pour obtenir les meilleurs résultats.
Le choix de la variété est souvent la première étape pour garder des pommes de terre longtemps. Certaines tiennent mieux le temps que d’autres. Si vous voulez savoir comment conserver les pommes de terre sans qu’elles germent, commencez par la provenance et la variété. Pensez-y comme choisir des chaussures : pour la randonnée on ne prend pas des tongs. De la même façon, pour le stockage hivernal on privilégie des tubercules adaptés.
Les variétés dites « de conservation » ont une peau plus épaisse et un cycle de dormance plus long. Elles supportent mieux les mois frais sans réveiller leurs bourgeons. À l’inverse, les variétés nouvelles ou primeurs aiment être consommées rapidement. Un exemple concret : chez mon primeur, les Amandine partent vite au printemps, tandis que les Désirée restent sur les étagères plus longtemps.
| Variété | Usage | Durée de conservation indicative |
|---|---|---|
| Amandine | Salades, cuisson rapide | ~2 à 4 mois |
| Désirée | Purées, rôties | ~3 à 6 mois |
| Belle de Fontenay | Fines cuissons, vapeur | ~4 à 6 mois |
Pour faire un bon choix, tenez compte de quelques critères simples :
En pratique, achetez moins mais mieux si votre lieu de stockage est chaud. Si vous disposez d’une cave fraîche, optez pour des variétés de longue tenue. Et souvenez-vous : une bonne variété associée à un stockage adapté multiplie les chances de garder vos pommes de terre en forme, sans pousses indésirables.
Vous ouvrez la cagette et, surprise : des petites pousses se sont installées. Pas de panique. Avant de jeter, il y a des gestes simples et des décisions faciles à prendre. Considérez la patate comme un dormeur qui s’est un peu réveillé : parfois il suffit de lui recouper quelques morceaux pour la remettre au four, d’autres fois la fatigue est trop grande et il faut s’en séparer. Dans les lignes qui suivent, je vous propose des conseils pratiques, des exemples concrets et quelques astuces de grand-mère. Objectif : savoir quand conserver, quand éliminer et comment valoriser ce qui reste en sécurité et en goût. Vous trouverez aussi un tableau récapitulatif pour décider rapidement.
Quand une patate germe, la première question est : est-elle encore bonne ? Il faut vérifier trois choses : la fermeté du tubercule, la couleur de la chair sous la peau et la taille des germes. Si la pomme de terre reste ferme et que les germes sont petits, on peut simplement les supprimer à l’aide d’un couteau ou d’un éplucheur. Anecdote : ma voisine coupe toujours les germes avant de faire une purée et n’a jamais eu de souci. En revanche, si la chair est molle, spongieuse ou si la peau présente des taches vertes importantes, mieux vaut la jeter — la solanine peut rendre le goût amer et être toxique en grande quantité.
Voici un tableau qui aide à trancher rapidement :
| État de la pomme de terre | Action recommandée | Consommable ? |
|---|---|---|
| Germes petits (<2 cm), tubercule ferme | Retirer les germes et cuire normalement | Oui |
| Germes longs, tubercule encore ferme | Supprimer les germes, éplucher si nécessaire | Oui, avec précaution |
| Peau verte ou chair verdâtre | Jeter — risque de solanine | Non |
| Tubercule mou ou pourri | Jeter immédiatement | Non |
Pour agir en pratique, suivez ces étapes simples :
Petit conseil de conservation post-traitement : consommez les pommes de terre traitées dans la semaine. Et si vous en avez beaucoup : transformez-les en purée, en gratin ou en galettes et congelez pour éviter le gaspillage.
Les pommes de terre déjà cuites ou pelées demandent une approche différente. Une patate cuite se conserve mieux que crue, mais elle reste périssable. Après cuisson, laissez-la refroidir à température ambiante pendant au plus deux heures — plus longtemps, et les bactéries s’invitent. Ensuite, placez-la au réfrigérateur dans un récipient hermétique. Important : consommez-la en 3 à 4 jours pour garder la texture et le goût. Anecdote : après un grand repas de famille, je conserve souvent les restes de gratin dans des boîtes bien fermées ; le lendemain, ils font encore un dîner rapide et apprécié.
Pour les pommes de terre épluchées mais crues, la règle change : elles noircissent rapidement. Pour éviter cela, plongez-les dans de l’eau froide (un peu de vinaigre ou de jus de citron peut aider) puis gardez-les au frais. Cette méthode empêche l’oxydation et les garde saines pendant 24 à 48 heures au réfrigérateur. Si vous projetez une conservation plus longue, cuisez-les puis congelez-les : la congélation fonctionne bien pour les purées, les pommes de terre sautées et certains légumes cuits.
Quelques astuces pratiques et rapides :
Enfin, si vous avez des restes douteux (odeur étrange, texture visqueuse), faites confiance à votre instinct et jetez-les. Mieux vaut éviter les risques. Considérez vos restes comme un stock à gérer : avec un peu d’attention, beaucoup ira dans l’assiette et presque rien à la poubelle.
Optez pour un lieu frais, sombre et aéré (idéal 6–10°C), un contenant respirant — cagette en bois, sac en toile ou papier journal — et évitez les sacs plastiques, l’humidité et la proximité des oignons ou fruits; glissez un morceau de charbon ou quelques feuilles de laurier, triez régulièrement et retirez les tubercules abîmés : ce sont des gestes simples et efficaces qui font la différence, appliquez-les et vous verrez vite comment conserver les pommes de terre sans qu’elles germent. Passez à l’action aujourd’hui et placez un thermomètre pour garder le contrôle.