Pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères.

pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères : la magie tient souvent à trois gestes simples — choisir la bonne variété (Charlotte, Amandine ou, pour plus de fondant, Monalisa/Agata), précuire 5–10 minutes à l’eau bouillante puis bien sécher, et enfourner sur une plaque préchauffée à 220–230°C avec un filet d’huile d’olive, romarin et ail; le choc thermique saisit la face et la pré-cuisson garde le cœur moelleux. Retournez à mi-cuisson, évitez de saler avant (le sel attire l’humidité) et, pour une croûte encore plus irrésistible, saupoudrez un peu de farine ou de semoule sur les quartiers tièdes avant la dernière fournée.

Pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères — choisir les bonnes variétés

Quelle variété pour un cœur fondant ?

Choisir la bonne variété change tout. Certaines pommes de terre tiennent mieux à la cuisson. D’autres fondent dans la bouche. Pour un intérieur moelleux et un extérieur doré, privilégiez les tubercules à chair plutôt fondante. Par exemple, la Monalisa et l’Amandine offrent souvent un équilibre parfait entre tenue et onctuosité. La Bintje, plus farineuse, donne un résultat très sec si l’on exagère la cuisson, mais elle peut être idéale pour une croûte ultra croustillante quand elle est bien préparée.

Imaginez vos pommes de terre comme des chaussures : certaines sont rigides et gardent leur forme, d’autres sont souples et épousent le pied. Le même principe s’applique en cuisine. Ci‑dessous un tableau clair pour vous guider :

VariétéType de chairIndice d’amidonRésultat attendu
MonalisaFondanteMoyen-élevéCœur moelleux, belle croûte
AmandineFondanteMoyenTenue correcte, texture onctueuse
CharlotteFermeBasBonne tenue, moins de pâte
BintjeFarineuseÉlevéTrès croustillante si bien traitée

En cuisine, testez une petite fournée avant un grand repas. C’est une astuce simple. Ma grand‑mère coupait toujours une patate en deux pour vérifier la texture avant d’acheter un sac entier. Ce geste simple évite les surprises le jour du service.

Comment reconnaître et acheter les meilleures tubercules

Acheter des tubercules parfaites se fait en observant quelques signes. Regardez la peau. Elle doit être lisse et ferme. Évitez les pommes de terre molles ou ridées. Recherchez une couleur uniforme et peu de taches. Les petits yeux ou les germes indiquent une conservation moins bonne. Un tubercule sain est lourd pour sa taille et ne présente pas d’odeur désagréable.

  • Fermeté : pressez légèrement, elle doit résister.
  • Peau intacte : pas de coupures ni de taches trop foncées.
  • Pas de germes : les pousses signifient un début de vieillissement.
  • Poids : un tubercule lourd est généralement plus juteux.
  • Origine : si possible, choisissez du local ou du producteur pour la fraîcheur.

Une petite anecdote : au marché, un vendeur m’a fait sentir une cagette pour vérifier l’humidité. Si l’air autour est trop humide, les pommes de terre pourrissent plus vite. Cela peut sembler trivial, mais c’est un détail pratique. Pensez aussi au stockage : gardez-les dans un endroit sombre et frais, comme un placard. Une bonne conservation prolonge la qualité et garantit que, le jour J, vos quartiers rôtis auront ce cœur fondant et cette croûte dorée que tout le monde attend.

Préparation et précuisson : gestes qui font la différence

Rien n’est plus décisif que la préparation. Avant même d’allumer le four, on joue déjà la moitié du match. Couper, rincer, précuire, sécher : chaque action a son effet sur la texture finale. Si vous cherchez à obtenir des pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères, n’oubliez pas que le geste compte autant que la recette. Prenez votre temps. Travaillez avec régularité. Un morceau trop petit brûlera, un morceau trop gros restera cru au cœur.

Imaginez un artisan qui façonne une pièce : il poli, il taille, il ajuste. De la même manière, soigner l’épluchage, uniformiser les tailles et contrôler l’humidité transforme une banale pomme de terre en délice doré. Ici, on alterne phrases courtes et longues pour faciliter la lecture : coupez droit. Ensuite, vérifiez. Enfin, laissez reposer. Ces petites pauses qui paraissent insignifiantes contribuent à une cuisson homogène et à une croûte irrésistible. En cuisine, la répétition du geste forge la constance du résultat.

Épluchage et découpe : les gestes qui comptent

L’épluchage ou la conservation de la peau change le profil gustatif. Si la peau est propre et fine, conservez-la : elle offre du goût et du croquant. Si elle est terne ou abîmée, épluchez sans remords. Pour la découpe, la règle d’or est l’uniformité. Des morceaux réguliers assurent une cuisson homogène. Un couteau bien affûté vous épargnera des déchets et des doigts fatigués. Prenez un moment pour peser ou estimer : la répétition garantit une fournée harmonieuse.

Voici un tableau simple qui aide à choisir la coupe selon le rendu souhaité :

Taille approximativeCoupeRésultat attenduTemps indicatif au four
≈1 cmRondelles finesTrès croustillant en surface25–30 min
2–3 cmQuarters / wedgesBon équilibre croustillant / fondant35–40 min
4–6 cmMorceaux grosIntérieur moelleux, moins croustillant45–55 min

Quelques conseils pratiques :

  • Coupez d’un mouvement sûr pour obtenir des pièces régulières.
  • Conservez la peau si elle est saine : elle renforce la texture.
  • Pour des “smashed potatoes”, précuisez plus court et écrasez ensuite pour multiplier la surface dorée.

Une petite anecdote : ma tante faisait toujours peser les morceaux comme un boulanger divise sa pâte. Cela paraissait excessif, mais au moment de servir, la cuisson était parfaite, uniforme et le résultat, bluffant.

Faut‑il rincer ou garder l’amidon ?

La question de l’amidon est un très bon exemple où l’intention culinaire guide le geste. L’amidon agit comme du sucre invisible : il favorise la caramélisation et aide à lier les épices à la surface. Mais en excès, il rend la chair pâteuse et les pièces collantes. Rincer sous l’eau froide enlève l’amidon de surface et aère les quartiers. Conserver l’amidon, au contraire, apporte une croûte plus caramélisée, parfois plus “collante” et généreuse.

Pour choisir, procédez ainsi :

  • Vous voulez des morceaux bien séparés et ultra croustillants : rincez 30 minutes à l’eau froide, puis séchez soigneusement.
  • Vous cherchez une surface très dorée et légèrement collante : conservez un peu d’amidon et ne rincez pas.

Après le rinçage, un point capital : sécher rigoureusement. Un torchon propre ou plusieurs feuilles de papier absorbant sont indispensables. L’humidité empêchera l’huile d’adhérer et retardera la réaction de Maillard. Autre astuce pratique : certains cuisiniers préfèrent un trempage court suivi d’un séchage complet pour obtenir un bon compromis entre aération et coloration. En bref, adaptez le rinçage à l’effet recherché et soyez intransigeant sur le séchage.

Le passage à l’eau bouillante pour attendrir le cœur

La précuisson à l’eau bouillante est souvent le secret des meilleures rôties. Un bain bref de 5 à 10 minutes attendrit le cœur sans défaire la chair. Ce procédé crée aussi une surface légèrement rugueuse — les chefs appellent cela “érafler” — qui améliore l’adhérence de l’huile et l’apparence dorée. Le choc thermique avec une plaque chaude au four scelle ensuite la face et lance la coloration instantanée.

Étapes pratiques et conseils :

  • Plongez les morceaux dans une eau frémissante et salée.
  • Comptez 5 à 10 minutes selon la taille des pièces.
  • Égouttez, secouez la passoire pour créer des aspérités, puis laissez la vapeur s’échapper.
  • Enrobez d’huile, d’herbes et enfournez sur une plaque préchauffée.

Pour gagner du temps, la cuisson vapeur 2–4 minutes dans un panier fonctionne aussi très bien. Un souvenir : quand j’étais enfant, on faisait tourner la passoire comme un jeu. Les enfants riaient, et sans le savoir ils amélioraient la texture en érafant les bords des pommes de terre. Enfin, rappelez-vous que la précuisson n’est pas obligatoire mais elle facilite grandement l’obtention d’un intérieur fondant et d’une croûte dorée. Le duo précuisson + plaque brûlante change tout.

Cuisson au four : maîtriser la chaleur pour une croûte parfaite

Maîtriser la chaleur du four, c’est avant tout comprendre comment elle agit. Imaginez un moteur : il faut régler la vitesse. Trop bas, rien ne se passe. Trop haut, tout s’emballe. Ici, la puissance thermique dicte la couleur, la texture et le moelleux. Le choc thermique entre une plaque brûlante et un quartier tiède déclenche la magie de la réaction de Maillard. La chaleur doit frapper, saisir et évaporer l’humidité superficielle rapidement. En parallèle, la circulation d’air et la durée complètent l’équation.

Dans cette page, vous trouverez des gestes simples et répétables : préchauffer la plaque, doser la température, retourner au bon moment et assaisonner intelligemment. Ces étapes transformées en rituel donnent une croûte dorée et un cœur fondant. Une astuce souvent oubliée mais efficace : la constance. Répétez les mêmes gestes et vous aurez un résultat fiable, quel que soit votre four.

L’importance d’une plaque déjà brûlante

Poser les morceaux sur une plaque froide, c’est prendre le risque qu’ils collent et restent ternes. À l’inverse, une plaque portée à température provoque une saisie immédiate. Cette action scelle la face en contact et limite l’absorption d’huile. J’ai une anecdote : une fois, en soirée, j’avais tout préparé mais oublié de préchauffer la plaque. Les pommes de terre ont collé. J’ai alors replacé quelques portions sur une plaque chaude et la différence a été flagrante.

Voici pourquoi la plaque compte :

Type de plaqueAvantageInconvénient
Plaque en métal (fine)Chauffe vite, bon choc thermiquePeut se déformer si qualité médiocre
Plaque épaisse / fonteChaleur stable, dorure homogèneLong préchauffage nécessaire
CéramiqueEsthétique, inertie thermiqueMoins de choc, peut coller

Conseils pratiques :

  • Préchauffez la plaque à vide au moins 15 minutes.
  • Sortez-la avec précaution et utilisez une pelle large.
  • Évitez le surpeuplement pour laisser l’air circuler.
  • Si vous n’avez que de la céramique, augmentez légèrement la température et surveillez.

En somme, la plaque préchauffée fait une grande part du travail. Elle crée le contact décisif. C’est un geste simple qui change tout.

Timing, température et retournement obligatoires

La cuisson demande du rythme. Trop peu de chaleur donne des bords secs. Trop de feu noircit les pointes avant que le cœur soit tendre. En pratique, on travaille souvent entre 200 et 230°C, selon la charge et l’appareil. Visez 230°C pour une plaque brûlante ; 200°C suffit pour un air fryer. Un repère simple : comptez environ 20 minutes par face pour des morceaux moyens. Cette règle permet une coloration homogène et un intérieur cuit juste.

Pour vous aider, voici un tableau indicatif selon la taille :

TailleTemps total approximatifRésultat attendu
Petits (≈1–2 cm)25–30 minTrès croustillants en surface
Moyens (≈2–4 cm)35–40 minBon équilibre croustillant/moelleux
Gros (≥5 cm)45–55 minIntérieur fondant, moins de croûte

Quelques gestes à garder en tête :

  • Préchauffage : au moins 15 minutes.
  • Mi-cuisson : retourner délicatement avec une spatule large.
  • Surveillez les pointes : elles doivent être bronzées, non brûlées.

J’aime comparer le retournement au changement de côté d’une pièce de viande : il assure une cuisson uniforme. Ouvrir le four trop souvent fait chuter la température. Limitez les manipulations et respectez le tempo. Le résultat sera constant, doré et savoureux.

Assaisonnement : huile d’olive et herbes du jardin

L’assaisonnement est la touche finale qui révèle la cuisson. L’huile d’olive agit comme conducteur de chaleur et aide la formation d’une belle croûte. Attention toutefois : il ne s’agit pas d’un bain. Chaque morceau doit être simplement nappé pour briller sans baigner. Les herbes fraîches apportent des parfums subtils et s’accordent merveilleusement bien avec la pomme de terre.

Quelques règles et astuces :

  • Utilisez 3 cuillères à soupe d’huile pour 1 kg de pommes de terre environ, selon la quantité.
  • Ajoutez l’ail en fin de cuisson ou enfermez-le pour éviter qu’il ne brûle.
  • Le romarin et le thym sont des valeurs sûres. Une branche entière déposée sur la plaque libère des arômes puissants.

Une anecdote : un soir de printemps, j’ai cueilli du romarin au jardin et jeté quelques brins sur la plaque chaude. L’odeur a envahi la cuisine. Simple, efficace et profondément réconfortant. Pour varier les textures, vous pouvez saupoudrer une pincée de semoule ou de fécule sur les morceaux encore tièdes. Cela forme une pellicule sèche qui accroît le croustillant.

Enfin, un mot sur le sel : ne pas saler avant la cuisson si vous voulez une croûte sèche. Le sel attire l’humidité et empêche la formation d’une carapace croustillante. Salez plutôt au moment de servir. Ajoutez un peu de beurre froid quelques minutes avant la sortie du four pour une touche beurrée et fondante.

💬

Astuces, variantes et accompagnements

Cette page réunit des conseils pratiques, des idées de variations et des accords pour sublimer vos préparations. On y trouve autant de petites astuces que de grandes idées : du geste ancestral qui change tout à la touche finale qui surprend les invités. Pensez à ces recettes comme à une partition musicale : chaque note compte, mais c’est l’ensemble qui crée l’émotion. Ici, je partage des techniques faciles à mettre en œuvre, des alternatives pour les pressés et des suggestions d’accompagnements pour transformer un simple plat en moment convivial. Vous repartirez avec des gestes précis, des substitutions intelligentes et des astuces de conservation qui préservent le croustillant. N’hésitez pas à tester, ajuster et réinventer selon vos goûts : la cuisine est un terrain de jeu.

L’astuce de la farine pour une croûte de folie

Pour obtenir une texture vraiment croustillante, la petite touche secrète consiste souvent à saupoudrer légèrement vos pommes de terre encore tièdes avec une poudre sèche. Un voile de farine, de semoule ou de fécule crée une pellicule qui absorbe l’excès de gras et favorise la formation d’une croûte dorée. Imaginez la farine comme une armure fine : elle capte la chaleur et devient sèche et croustillante, tandis que l’intérieur reste moelleux.

Un exemple concret : après la précuisson et l’égouttage, secouez vos quartiers dans un bol contenant une cuillère à soupe de farine tamisée. Mélangez doucement. Étalez ensuite sur la plaque chaude. Le résultat est immédiat : relief, craquant et tenue à la dégustation. Pour varier, vous pouvez utiliser des alternatives sans gluten ou plus rustiques.

IngrédientEffetConseil d’utilisation
Farine de bléPellicule fine, dorure classique1–2 c. à soupe, tamisée, bien répartie
Semoule fineRelief rustique, grainé1 c. à soupe pour un rendu plus texturé
Fécule de maïsTrès croustillant, couche légère0,5–1 c. à soupe, idéal pour sans-gluten
  • Ne pas surcharger : trop de poudre alourdit la surface.
  • Séchez toujours les pommes de terre avant d’ajouter la poudre.
  • Pour une touche parfumée, mélangez la poudre avec un peu de paprika ou d’herbes sèches.

Sauces maison, accords et alternative Air Fryer

La sauce transforme. Une préparation simple devient un festival de saveurs avec la bonne accompagnement. Pour rester dans l’esprit convivial, je recommande des sauces fraîches, acidulées ou relevées : elles contrastent avec la richesse du tubercule. Par exemple, une sauce yaourt-citron et ciboulette apporte de la fraîcheur. Une mayonnaise à l’ail fumé donne du caractère. Et une sauce tartare maison, pleine de cornichons et de câpres, joue l’accord classique et rassurant.

Si vous manquez de temps, l’Air Fryer est une très bonne alternative. Il reproduit l’effet de circulation d’air chaud et donne un croustillant rapide avec moins d’huile. Réglez généralement la température 15–20°C plus basse que votre four traditionnel et surveillez la cuisson. Anecdote : lors d’un apéro improvisé, j’ai sauvé une fournée en passant la plaque au Air Fryer — résultat : dorure parfaite en un quart d’heure.

Idées de sauces et accords :

  • Sauce yaourt-citron-ciboulette : légère et acidulée, idéale pour les palais qui cherchent de la fraîcheur.
  • Mayonnaise à l’ail fumé : onctueuse, parfumée, parfaite pour les amateurs de goût puissant.
  • Ketchup maison au curry : sucré-épicé, très convivial.
  • Pesto : vert et herbacé, surprenant avec des quartiers dorés.

Accords boissons : une bière blonde ou un vin blanc sec sautillant s’accordent souvent très bien. Et pour les repas, pensez aux viandes rôties, aux falafels ou à une salade verte croquante pour équilibrer le plat.

Congélation et conservation

La congélation est possible, mais elle demande quelques précautions pour préserver la texture. Congeler des pommes de terre déjà rôties sans préparation donne souvent un résultat mou après réchauffage. La solution consiste à par-cuire puis à congeler en deux étapes : précuisson, refroidissement rapide, puis congélation sur plaque avant mise en sac. Cette méthode, appelée « flash-freeze », évite que les morceaux ne collent entre eux et maintient une meilleure tenue lors de la remise en chauffe.

Voici une méthode simple et fiable en pratique :

  • Précuisez 4–5 minutes à l’eau bouillante salée (ou 2–3 minutes à la vapeur).
  • Égouttez et laissez refroidir complètement.
  • Disposez les morceaux sur une plaque en une seule couche et placez au congélateur 1–2 heures.
  • Transférez dans des sacs hermétiques étiquetés et remettez au congélateur.

Pour la conservation au réfrigérateur, gardez les pommes de terre cuites dans une boîte hermétique 2 à 3 jours. Réchauffage : pour retrouver du croustillant, passez-les au four chaud sur une plaque préchauffée ou utilisez l’Air Fryer quelques minutes. Évitez la micro-onde, qui ramollit la croûte. Anecdote pratique : j’ai testé cette méthode lors d’un gros repas ; les portions congelées ont résisté au transport et ont repris du croustillant au four, comme si elles venaient d’être préparées.

Durées recommandées : 3 mois en congélation optimale, 2–3 jours au réfrigérateur. Toujours vérifier l’odeur et l’aspect avant consommation.

Recette pas à pas et erreurs à éviter

Voici une méthode claire et chaleureuse pour réussir vos pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères sans stress. On va détailler les ingrédients, le déroulé exact de la préparation et les pièges classiques à éviter. Imaginez la cuisine comme un petit théâtre : chaque geste a son rôle. Un ingrédient bien choisi, une précuisson juste suffisante, puis une fournée sur une plaque brûlante — et la magie opère. Le ton ici est pratique et convivial. Je pars d’exemples concrets, je glisse quelques anecdotes et je vous donne des repères précis pour que le résultat soit constant, doré et fondant.

Ingrédients et proportions (pommes de terre nouvelles, gros sel…)

Pour 4 personnes, il faut des quantités simples et des produits accessibles. Choisir des tubercules de calibre moyen facilite la cuisson uniforme. On favorise les pommes de terre nouvelles pour leur peau fine et leur goût délicat, mais des variétés comme Charlotte ou Amandine conviennent très bien.

IngrédientQuantitéRemarque
Pommes de terre (nouvelles ou calibre moyen)600–800 genviron 150–200 g par personne
Gros sel1 cuillère à caféà saupoudrer avant service
Huile d’olive2–3 cuillères à soupeassez pour enrober, pas pour noyer
Ail1–2 goussesécrasées ou en chemise
Romarin / thym2 branches / 1 cuillère à soupefrais ou séché
Beurre (optionnel)20 gà ajouter en fin de cuisson pour plus de goût

Quelques conseils pratiques :

  • Si la peau est propre, gardez-la : elle apporte du croquant.
  • Pour une version sans gluten, remplacez la farine par de la fécule de maïs ou de la semoule fine.
  • Si vous souhaitez un extérieur très rustique, saupoudrez légèrement de semoule avant l’enfournement.

Préparation étape par étape (précuisson, enfournement 35–40 min)

La réussite commence avant d’allumer le four. Préparez vos gestes et vos ingrédients. Préchauffez le four et la plaque, découpez des morceaux réguliers, et précuisez les pommes de terre pour obtenir un cœur tendre. Voici le détail chronologique, simple et précis.

  1. Préchauffage : 230°C (ou 200°C pour airfryer) et glissez une plaque métallique vide pour qu’elle devienne brûlante. Comptez au moins 15 minutes de chauffe.
  2. Lavage et découpe : lavez les tubercules, séchez-les, puis coupez-les en quartiers réguliers (environ 2–3 cm pour un bon équilibre croustillant / fondant).
  3. Précuisson : plongez les morceaux dans de l’eau bouillante salée pendant 5 minutes. L’objectif est d’attendrir le cœur sans les défaire. Égouttez puis secouez la passoire pour érafler légèrement les faces ; ces aspérités favorisent la dorure.
  4. Séchage et enrobage : laissez la vapeur s’échapper, séchez au torchon si nécessaire. Mélangez avec l’huile d’olive, l’ail écrasé et les herbes. Une légère pellicule suffit.
  5. Enfournement : sortez la plaque brûlante, étalez les quartiers sans les superposer. Enfournez pour environ 35–40 minutes au total, en retournant à mi-cuisson avec une spatule large.
  6. Finition : quelques minutes avant la fin, ajoutez un peu de beurre froid pour une note noisette. Salez uniquement au moment du service pour conserver le croustillant.

Anecdote : une grand-mère me racontait qu’elle demandait aux enfants de secouer la passoire — un jeu qui, curieusement, rendait toujours les pommes de terre plus croustillantes. Le même geste, répété, produit des résultats fiables. Pensez aussi à la température de la plaque : le choc thermique saisit la face en contact et lance la réaction de Maillard immédiatement.

Erreurs à éviter pour garantir la croustillance

Il existe quelques faux pas fréquents qui ruinent la texture. Eviter ces erreurs simples vous permettra d’obtenir une croûte dorée et un cœur moelleux à chaque fournée. Voici les pièges à connaître et comment les corriger.

  • Ne pas préchauffer la plaque : poser les pommes de terre sur une surface froide empêche la saisie instantanée. Solution : sortez la plaque très chaude avec une pelle large.
  • Surcharger la plaque : trop d’éléments serrés produisent de la vapeur et étouffent la croûte. Laissez de l’espace entre les morceaux pour que l’air circule.
  • Saler trop tôt : le sel attire l’humidité et empêche la formation d’une pellicule sèche et croustillante. Salez au service.
  • Ne pas sécher après rinçage : l’eau résiduelle vaporise et freine le brunissement. Séchez vigoureusement avec un torchon propre ou du papier absorbant.
  • Cuisson à température trop basse : la couleur ne vient pas et la chair peut se dessécher. Visez 220–230°C pour un four traditionnel.
  • Utiliser trop d’huile : un bain d’huile donne une texture molle et lourde. L’enrobage doit être juste suffisant pour briller.
  • Manipulations excessives lors de la cuisson : ouvrir le four sans nécessité fait tomber la température. Limitez les interventions, retournez à mi-cuisson seulement.

Exemple concret : si vous avez déjà eu des pommes de terre molles et collantes, il y a de fortes chances que la plaque n’était pas chaude ou que les morceaux aient été trop serrés. Corrigez ces deux points et vous verrez la différence dès la première fournée. En résumé, choc thermique, espace entre les quartiers, et sèche parfaite sont les trois règles d’or pour un résultat croustillant et constant.

Testez cette méthode dès ce soir pour réussir vos pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères : choisissez la bonne variété, précuisez 5–10 minutes, égouttez et séchez soigneusement, enrobez d’huile d’olive, romarin et ail, puis enfournez sur une plaque brûlante à 220–230°C en retournant à mi-cuisson. Ajoutez un peu de beurre en fin de cuisson ou saupoudrez semoule/fécule pour amplifier le croquant, évitez de saler avant (salez au service) et utilisez l’Air Fryer pour les petites portions — la préparation et le choc thermique font toute la différence, alors lancez-vous.

Notez cet article !

Auteur/autrice

  • Pommes de terre au four croustillantes façon grands-mères.

    Rédactrice spécialisée en gastronomie et SEO, Camille Navarre explore depuis plus de dix ans l’univers des saveurs, des voyages gourmands et des tendances culinaires. Passionnée par la découverte de tables d’exception, elle partage son expertise pour optimiser votre expérience digitale, tout en célébrant l’art de vivre et le goût authentique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *